Histoire de la pomme. Au centre de l’Asie, il y a de ça 80 millions d’années, un prunier tombe en amour avec une rose (1). De leur union naît un beau fruit rond; ils l’appellent “pomme”.  Hélas les dinosaures raffolent des pommettes (2) et c’est sans doute pourquoi mère nature y met un poison mortel: le cyanure… Après 15 millions d’années de gourmandise, les dinosaures disparaissent. On ne pouvait pas dire, à cette époque, qu’une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours.   Puis, la pomme perd son poison (3) et se met à grossir de sorte qu’il y a 2 millions d’années, l’humain, qui vient d’apparaître, la trouve fort appétissante.  Grand voyageur, il emmène le fruit rond de l’Orient à l’Europe en passant par l’Afrique (4)

C’est en 1617 que le premier pommier cultivé fait le grand voyage vers l’Amérique (5). Louis Hébert en plante près de Québec; on en trouve ensuite près de chaque ferme de la colonie.  Aux États-Unis, c’est vers 1630 que le gouverneur Endicott plante le premier pommier près de Boston dans la baie du Massachusetts.  Mais c’est en 1812 que la communauté Anglophone de Saint-Paul d’Abbotsford naît le premier Centre de pomiculture du Québec. A l’époque, la pomme la plus populaire est la “Fameuse”. Puis, vers 1900, le gouvernement Québécois crée une station d’arboriculture fruitière à Compton. Aux environs de 1935, Ubald Gagnon y plante le premier verger commercial. La ferme existe toujours sur le chemin Hatley.  Depuis, Compton compte une dizaine de vergers dont celui du Gros Pierre qui prit racine en 1980.